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La crise Corona met la pression sur l'apurement des comptes

28 avril 2020
L'impact du coronavirus a soudainement donné au monde un aspect très différent. Plus de sept entreprises sur dix sont financièrement touchées par la pandémie. Pour les comptables aussi, cette évolution pose un défi considérable : comment peuvent-ils vérifier avec précision les comptes dans un contexte d'incertitude permanente ?

La saison de l'audit des comptes annuels bat son plein. L'approbation d'un comptable agréé est souvent obligatoire, et les comptes annuels doivent répondre à toutes les exigences légales.

Toutefois, alors qu'un tel audit se concentre généralement sur les analyses et les contrôles habituels, on assiste aujourd'hui à des changements et à des incertitudes sans précédent.

Que peut ou doit dire le comptable sur les événements postérieurs à la date de clôture et sur la continuité de l'entreprise ? Comment les différentes réglementations gouvernementales affectent-elles les chiffres ? Et comment le comptable peut-il évaluer correctement la continuité si elle est si difficile à estimer ?

La crise Corona met la pression sur l'apurement des comptes
Occo van der Hout

Cette forte dose d'incertitude qui a soudainement été injectée dans le marché place les auditeurs devant un dilemme. Pour s'assurer qu'ils peuvent donner leur bénédiction aux états financiers audités, ils devront obtenir des informations supplémentaires basées sur des projections financières "corroborantes" qui fournissent plus d'informations sur l'évolution prévue des positions du bilan, des flux de trésorerie, des revenus et plus encore.

Occo van der Houtconseiller principal en matière de financement d'entreprise à JBRLe rapport de la Commission européenne sur l'avenir de l'Europe montre comment cette nouvelle situation prend déjà rapidement forme dans la pratique. "La (majorité des) comptables ne se contenteront pas de signer les comptes annuels en cours", dit-il. Après avoir parlé à de nombreux clients et cabinets comptables amis, M. Van der Hout estime qu'un "nombre considérable de comptables" demanderont une analyse plus approfondie des conséquences (éventuelles) du virus Corona.

Le besoin d'informations supplémentaires ne concerne pas seulement le comptable ou les entreprises elles-mêmes : "Les financiers voudront évaluer quelle entreprise (continuer) à soutenir et quelle autre non. Et les actionnaires voudront évaluer les chances de continuité et la stratégie commerciale à suivre."

Créer une image réaliste

Une chose semble certaine, selon M. Van der Hout. "Le monde sera très différent après le coronavirus qu'avant." Les parties prenantes poseront des questions sur toutes les facettes d'une organisation, depuis sa direction stratégique et son modèle d'entreprise jusqu'à sa chaîne d'approvisionnement, sa politique d'implantation et l'impact sur sa main-d'œuvre.

Pour les entreprises, cela représente un défi majeur. S'ils veulent être en mesure de publier leur rapport d'audit ou d'autres rapports financiers dans les délais, ils devront procéder eux-mêmes à des analyses supplémentaires dans un laps de temps relativement court. Van der Hout : "Pensez à l'influence des différentes mesures fiscales et autres réglementations gouvernementales, dans quelle mesure et pour combien de temps les banques sont prêtes à suspendre les intérêts et les obligations de remboursement, une analyse de la position de liquidité, etc.

Étant donné que "tout le monde n'a pas la possibilité de développer un modèle financier permettant de comprendre les flux de trésorerie futurs attendus", M. Van der Hout estime qu'il est "sage d'impliquer une partie indépendante dans la discussion avec le comptable, le financier et/ou les autres parties concernées". Bien qu'il soit évidemment conscient de prêcher à des convertis, il souligne que le fait de ne pas faire appel à un spécialiste dans ce cas peut être un exemple classique de la façon dont le bon marché finit par coûter cher.

"L'entrepreneur doit - en ces temps incertains - brosser un tableau aussi réaliste que possible. Il n'est certainement pas trop négatif, mais il ne ferme pas non plus les yeux sur les problèmes qui se présenteront presque certainement à lui. Il est essentiel de s'y attaquer correctement pour avoir un aperçu clair de la santé financière de l'entreprise", conclut M. Van der Hout.

Source : Consultancy.nl